Grand-Popo possède un riche patrimoine culturel qui témoigne de son histoire et de son identité. Les fêtes identitaires de Nonvitcha et de Yèkè-Yèkè, celle des Vodun Days ainsi que les fêtes patronales de chaque arrondissement impriment une empreinte indélébile à la culture.
Une culture vivante et colorée
Trois rendez-vous annuels permettent de mieux apprécier à sa juste valeur la vie culturelle de la Commune.
Nonvitcha, entre retrouvailles et traditions


Instaurée par les ressortissants des communautés xwla et xwéla depuis plus d'un siècle, la fête du Nonvitcha est célébrée chaque année à Grand-Popo comme un moment de retrouvailles, de partage et de joie. Nonvitcha signifie « frères unis » : cette fête promeut l'unité et la fraternité entre ces deux groupes ethniques. La caravane fluviale ouvre chaque année les festivités sur le fleuve Mono.



La foire culinaire de Nonvitcha. Pas de fête de Nonvitcha sans réjouissance populaire : la place Nonvitcha grouille de monde le jour de la célébration.
Yèkè-Yèkè, l'autre fête identitaire



Instaurée en 1663, la fête de Yèkè-Yèkè est une célébration traditionnelle majeure des peuples du sud du Bénin, du Togo et du Ghana. Elle s'étend sur plusieurs semaines, avec un point culminant en septembre qui marque la prise de la pierre sacrée (Épé-Ekpè ou Kpessosso). Elle marque la cohésion, l'histoire et la culture de ces peuples à travers des danses rituelles, des chants et la dégustation d'un couscous de maïs fermenté, le « Yaka-yèkè » comme attiékè en Côte d'Ivoire.
La fête nationale du 10 janvier, ou Vodun Days



Grand-Popo regorge de richesses culturelles, mais quatre groupes dominent le culte vodou : les Xwla yêhoué, les Guins vodou, les Etrons et les Zangbétos. Le 10 janvier, la plage vibre d'une énergie brute : tambours et danses s'enchaînent dans une ferveur incroyable. Approchez ces rites avec pudeur : l'accueil est chaleureux, mais la discrétion reste de mise.
Grand-Popo, porte d'entrée de l'évangélisation au Bénin


« Au commencement était le Mono. Au commencement était Agoué », disait le cardinal Bernardin Gantin. Avec la création de la première chapelle dès 1835 par l'affranchi Joachim d'Almeida, surnommé Azata, et quarante ans plus tard la construction de la paroisse Saint-Sacré-Cœur, Agoué a été la terre d'accueil des premiers missionnaires sur la côte ouest-africaine et le berceau de la chrétienté au Bénin.
